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Les actualités de la Fondation

10 Nov 2020

APPEL À PROJETS - PRIX DE LA VOCATION 2020

La Fondation Marcel Bleustein-Blanchet de la Vocation accorde 10 000 € à des passionnés de 18 à 30 a...

10 Nov 2020

APPEL À PROJETS - PRIX DE LA VOCATION 2020

La Fondation Marcel Bleustein-Blanchet de la Vocation accorde 10 000 € à des passionnés de 18 à 30 ans pour qu’ils réalisent un projet décisif dans l’accession au métier de leurs rêves. 

Yves Coppens, Allain Bougrain-Dubourg, Amélie Nothomb, Alexis Mabille, Pascal Dusapin, Camille Thomas et plus de 1500 passionnés ont reçu le Prix de la Vocation à un moment charnière de leur parcours. Cette prestigieuse récompense est décernée chaque année par la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet de la Vocation, présidée par Elisabeth Badinter, à une vingtaine de jeunes de moins de 30 ans. Ce Prix de 10 000 euros est « le dernier coup de pouce » qui leur permettra de réaliser un projet décisif pour exercer le métier de leurs rêves, toutes disciplines confondues. 

A qui s’adressent les Prix de la Vocation? 

Toute personne entre 18 et 30 ans dont la réalisation de la vocation est compromise par des difficultés financières et personnelles, est éligible aux Prix de la Vocation. Les candidatures sont ouvertes aux personnes de nationalité française pour des projets réalisés en France ou à l’étranger et aux candidats étrangers pour des projets en France. 

Les Prix de la Vocation récompensent et accompagnent toutes les vocations à l’exception des vocations politiques et religieuses. Agriculteurs, menuisiers, peintres, écrivains, médecins, photographes, chercheurs, alpinistes, musiciens, circassiens, sportifs, pilotes, etc. Au-delà de cette grande diversité de métiers, les lauréats ont tous en commun l’audace, le grain de folie et l’envie de déplacer des montagnes pour réaliser leurs rêves. 

Comment postuler aux Prix de la Vocation ? 

Les candidatures pour les Prix de la Vocation s’effectuent directement sur le site internet de la Fondation de la Vocation dans l’onglet « poser sa candidature », entre le 1e janvier et le 31 mai 2020. La sélection s’effectue en deux phases : la première sur lettre de motivation et CV, la seconde sur dossier. 

Vous pouvez retrouver l’actualité des lauréats sur le compte Twitter de la fondation de la Vocation @FdtVocation ou sur Facebook : Fondation Bleustein-Blanchet pour la Vocation 

28 Oct 2020

PRIX DE POÉSIE DE LA VOCATION

À l’instar des Prix de la Vocation qui, depuis 60 ans, ont déjà permis à plus de 1600 jeunes de s’ex...

28 Oct 2020

PRIX DE POÉSIE DE LA VOCATION

À l’instar des Prix de la Vocation qui, depuis 60 ans, ont déjà permis à plus de 1600 jeunes de s’exprimer dans la voie de leur idéal, le Prix de Poésie, crée en 1984, est destiné à encourager le talent d’un jeune poète. 

  

Ce prix est décerné par un jury institué spécialement à cet effet et sera remis le même jour que le Prix Littéraire de la Vocation, crée en 1976 afin d’aider un jeune romancier. 

  

Conditions : être un poète d’expression française, âgé de 18 à 30 ans (dans l’année). 

  

Pour soumettre ses poèmes : envoyez un recueil tapuscrit d’une cinquantaine de poèmes inédits, une note d’intention, la photocopie de votre carte d’identité ainsi que vos coordonnées à l’adresse suivante avant le 31 mai : 

  

fondationpourlavocation@gmail.com 

  

  

Le prix sera attribué en septembre. L’heureux bénéficiaire recevra un Prix de 5000 euros, dont la moitié en septembre et l’autre en décembre. 

Ses poèmes seront publiés par CHEYNE éditeur dans la collection « Prix de la Vocation » et le recueil sera disponible début décembre. 

Le Lauréat bénéficiera de la diffusion CHEYNE, dont la qualité professionnelle est largement reconnue, et d’un partenariat avec le Printemps des Poètes. 

En cas de refus éventuel de publier chez CHEYNE éditeur, la seconde moitié de la bourse ne sera pas versée. 

 

 

Palmarès des Lauréats du Prix de Poésie de la Vocation 

 

1984 : Jean-Louis Clave - Vers l’écart antérieur, éditions Obsidiane 

1985 : Paul Le Jeloux - L’exil de Taurus, éditions Obsidiane 

1986 : Emmanuel Mosès – Métiers, éditions Obsidiane 

1987 : prix non remis 

1988 : Andrès Cores – Cargo, éditions Obsidiane 

1989 : Nimrod Bena Djangrang- Pierre et poussière, éditions Obsidiane 

1990 : Pierre-Jean Memmi – La morsure de Céphée, éditions Obsidiane 

1991 : Hervé Micolet – La lettre d’été, éditions Obsidiane 

1992 : prix non remis 

1993 : Bruno Szwajcer – Opus, éditions Obsidiane 

1994 : Olivier Bentajou – De la danse, éditions Obsidiane 

1995 : Vladimir-André Céjowic – Les Limbes orphelins, éditions Obsidiane 

1996 : Carle Coppens – Poèmes contre la montre, éditions Obsidiane 

1997 : Judith Chavanne – Entre le silence et l’arbre, éditions Obsidiane 

1998 : Marc Blanchet – Poèmes de la Chartreuse avec théâtres de chairs, éditions Obsidiane 

1999 : Laurence Werner David – Eperdue par les figures du vent, éditions Obsidiane 

2000 : Cédric Demangeot – Nourrir querelle, éditions Obsidiane 

2001 : Daniel Pozner – L’oeil piaf 

2002 : Samuel Rochery – Verrière du mécano transportable, Cheyne éditeur 

2003 : Ingrid Mourtialou - Le front contre le temps, Cheyne éditeur 

2004 : Linda-Maria Baros – Le livre de signes et d’ombres, Cheyne éditeur 

2005 : Déborah Heissler – Près de, la nuit sous la neige, Cheyne éditeur 

2006 : Ophélie Jaësan – La mer remblayée par le fracas des hommes, Cheyne éditeur 

2007 : Vincent Calvet – La haute Folie des mers, Cheyne éditeur 

2008 : Julie Delaloye – Dans un ciel de février, Cheyne éditeur 

2009 : Agnès Birebent – Anticorps, Cheyne éditeur 

2010 : Lysiane Rakotoson – Une neige et des baisers exacts, Cheyne éditeur 

2011 : Blandine Merle – Par obole, Cheyne éditeur 

2012 : Jean-Baptiste Pedini – Passant l’été, Cheyne éditeur 

2013 : Gaia Grandin – Faoug, Cheyne éditeur 

2014 : Laura Vazquez – La main de la main, Cheyne éditeur 

2015 : Martin Wable – Géopoésie, Cheyne éditeur 

2016 : Marina Skalova - Atemnot (souffle court), Cheyne éditeur 

2017 : Jean d’Amérique – Nul chemin dans la peau que saignante étreinte, Cheyne éditeur 

2018 : Célestin de Meeûs – Cadastre, Cheyne éditeur 

2019 : Flora Souchier – Sortie de route, Cheyne éditeur 

28 Oct 2020

60E REMISE DES PRIX DE LA VOCATION

La 60e cérémonie de remise des Prix de la Vocation s’est déroulée le 11 décembre 2019 au Théâtre Nat...

28 Oct 2020

60E REMISE DES PRIX DE LA VOCATION

La 60e cérémonie de remise des Prix de la Vocation s’est déroulée le 11 décembre 2019 au Théâtre National de la Danse de Chaillot. Lors de cet événement, présidé par Elisabeth Badinter et animé par Marie Drucker, 31 jeunes passionnés ont reçu une aide financière et un soutien moral décisifs pour réaliser leur vocation. 

  

En cette année d’anniversaire la Fondation a souhaité célébrer ses 1630 lauréats et ses 60 années d’engagement dans le cadre enchanteur du Théâtre National de la Danse de Chaillot à Paris. Les nouveaux lauréats et ceux des promotions passées, mécènes et partenaires, se sont réunis pour fêter la formidable mission que s’est donnée, un jour, Marcel Bleustein-Blanchet de soutenir les vocations et la jeunesse. 

Artisan brodeuse et styliste, archéologue, marin, ingénieur agronome, avocate, diplomate, chirurgienne, exploitant de salle de spectacle, enseignante en civilisation chinoise, pâtissier… Dans leur grande variété de parcours et de métiers, les lauréats du Prix de la Vocation ont tous en commun l’audace et le grain de folie propres à faire éclore leurs rêves professionnels. 

Lors de la soirée, Christophe Julien, compositeur de musique de films lauréat en 1997, Camille Thomas, violoncelliste lauréate en 2010, Richard Schmoucler, violoniste lauréat en 1992 et le Sirbat Octet, Alexis Mabille, styliste lauréat en 1995, Alain Germain, metteur en scène et costumier, lauréat en 1977, Janaïna Milheiro, plumassière lauréate en 2007 et Thierry Malandain, chorégraphe lauréat en 1986, ont incarné de fabuleux exemples de vocations accomplies. Nous les remercions chaleureusement. 

Au nom de tous les lauréats de la Promotion 2019, la Fondation de la Vocation remercie ses donateurs historiques et ses nouveaux bienfaiteurs.  

 

28 Oct 2020

EXPO PHOTO LUCIE HODIESNE

Après l'exposition d'Elliott Verdier sur le Kirghizistan, la Fondation Marcel Bleustein Blanchet pou...

28 Oct 2020

EXPO PHOTO LUCIE HODIESNE

Après l'exposition d'Elliott Verdier sur le Kirghizistan, la Fondation Marcel Bleustein Blanchet pour la Vocation organise l'exposition des photographies de Lucie Hodiesne à l'Espace Andrée Chedid.   

L I L O U est une exposition photographique singulière mettant en lumière le quotidien d’un adulte autiste non communicant de 30 ans. Les liens qui unissent le sujet à Lucie Hodiesne, sa sœur photographe, nous offrent des tableaux de vie d’une rare profondeur. Sans atténuer les difficultés liées à l’autisme, Lucie Hodiesne révèle la complexité de son frère à travers ses rituels et ses émotions. Les quarante photographies en noir et blanc seront visibles du 26 juin au 26 juillet 2019 à l’Espace Andrée Chedid (60, rue du Général Leclerc – 92130 Issy-les-Moulineaux). La Fondation Marcel Bleustein-Blanchet a récompensé le travail de cette jeune photographe en lui accordant un des Prix de la Vocation en 2018

La fondation remercie l'Espace Andrée Chedid, la ville d'Issy-les-Moulineaux, les Gobelins, école de l'image, Métrobus, Picto, JCDecaux et Images photos, pour leur aide précieuse. 

28 Oct 2020

LA RESTAURATION DES ORGUES DE NOTRE-DAME VUE PAR DEUX LAURÉATS

Philippe Lefebvre reçoit en 1972 le Prix de la Vocation lui permettant de financer ses cours, ses dé...

28 Oct 2020

LA RESTAURATION DES ORGUES DE NOTRE-DAME VUE PAR DEUX LAURÉATS

Philippe Lefebvre reçoit en 1972 le Prix de la Vocation lui permettant de financer ses cours, ses déplacements et ses partitions. Il devient organiste titulaire de Notre-Dame en 1985. Philippe Emeriau, facteur d’orgue, reçoit son Prix de la Vocation en 1978. Grâce à cette aide, il finance son propre atelier et un véhicule de transport pour ses fabrications. Deux métiers d’excellence qu’ils exercent avec passion depuis leurs débuts. Ils ont accepté de répondre à nos questions sur l’état des orgues après l’incendie et leur restauration. 

  

Savez-vous dans quel état sont les orgues depuis l’incendie ? 

P.E. : Il y a trois orgues : le grand orgue, l’orgue de chœur et l’orgue de coffre. Ce dernier n’a pas échappé à l’incendie. L’orgue de chœur, un orgue musicalement intéressant, est hélas très abîmé. Aux dernières nouvelles officielles, le grand orgue a pu être épargné. 

P.L. : Avec l’incendie, ce que l’on sait c’est que l’orgue est sauvé. Il a simplement pris de la poussière de suie et n’a pas été atteint ni par les flammes ni par l’eau. C’est un miracle. 

Peut-on envisager une restauration ? En quoi va-t-elle consister ? 

P.E. : Je ne parlerais pas de restauration. Nous avons ce qu’on appelle le relevage :  un démontage complet de l’instrument avec un nettoyage scrupuleux. L’orgue de coffre, s’il est envisagé de le reconstruire, sera un orgue neuf. En ce qui concerne l’orgue de chœur, il va falloir procéder à une expertise pour voir ce qui peut être sauvé. Il y aura dans ce cas-là un travail de reconstruction, car on sait que l’instrument a pris l’eau et on imagine qu’il y a des dégâts en partie irréversibles. 

À partir du moment où vous nettoyez un tuyau, vous changez inévitablement les paramètres sonores, même de façon très modeste. Le grand orgue a été dépoussiéré pour la dernière fois en 2014. C’était, avant l’incendie, un orgue qui avait déjà avalé cinq ans de poussières de Paris. Une égalisation de l’harmonie sera nécessaire ; c’est-à-dire remettre les tuyaux dans leur harmonie d’origine. Cela consiste à jouer sur les paramètres sonore et mécanique du tuyau : redresser la lèvre supérieure, serrer ou ouvrir la lumière qui laisse passer le vent, régler la hauteur du biseau, etc.  

Philippe Lefebvre, tous les organistes rêvent de jouer sur cet instrument qui a partagé votre vie tant d’années, que représente-t-il pour vous ? Pensez-vous rejouer de l’orgue de Notre-Dame un jour ? 

P.L. : Cela fait plusieurs dizaines d’années que je vis avec Notre-Dame donc forcément c’est un lien affectif et personnel très fort. On perd une partie de soi-même. J’ai donné mon premier concert à Notre-Dame il y a 50 ans. Elle ne m’a jamais quitté. Je pense rejouer de ce grand orgue. Tout dépendra effectivement des travaux sur l’édifice. C’est un travail de longue haleine mais peut-être que cela se fera en plusieurs tranches. Peut-être que la cathédrale rouvrira avant que la flèche ne soit remontée, et que nous n’attendrons pas 10 ans. 

Organiste à Notre-Dame depuis 35 ans, je me dis qu’au-delà de cet événement, les choses ne peuvent pas s’arrêter comme ça. Passé le stade de la douleur et de l’effroi, on se raccroche à l’espoir. Je ne peux pas vivre sans Notre-Dame. 

Cet événement a contribué à faire parler des métiers d’organiste et de facteur d’orgue, pensez-vous que cela suscitera de nouvelles vocations ? 

P.L. : On l’a bien vu depuis huit jours dans les médias, la restauration du patrimoine est quelque chose à laquelle les français et le monde entier sont attachés. Je suis absolument convaincu que dans tous les métiers d’art, il y a déjà des jeunes passionnés et que cela va susciter des vocations. En ce qui concerne l’orgue il y a déjà des jeunes organistes très talentueux, que ce soit en France ou à l’étranger. On peut dire que la relève est en partie assurée. Mais je suis aussi convaincu que ce genre d’événements provoque une émotion et redouble l’intérêt pour un instrument comme l’orgue. Ça ne peut, on l’espère, qu’être bénéfique. 

P.E. : Difficile de répondre. Ce n’est pas anecdotique, à partir du moment où on parle d’orgues il y a des retombées qui sont positives pour le métier. Est-ce que cela va susciter des vocations ? Je le souhaite mais je ne peux pas prendre le pari. 

  

Crédit Photo : Céline Anaya-Gauthier

28 Oct 2020

INCENDIE À NOTRE-DAME DE PARIS : HERVÉ GOURIOU ANALYSE LA SITUATION

SUITE À L’INCENDIE DE LA CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE PARIS, LE CAMPANOLOGUE HERVÉ GOURIOU, LAURÉAT DE L...

28 Oct 2020

INCENDIE À NOTRE-DAME DE PARIS : HERVÉ GOURIOU ANALYSE LA SITUATION

SUITE À L’INCENDIE DE LA CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE PARIS, LE CAMPANOLOGUE HERVÉ GOURIOU, LAURÉAT DE LA FONDATION POUR LA VOCATION EN 2002, NOUS ÉCLAIRE SUR LES ÉVÉNEMENTS. 

À première vue quelles sont les conséquences de l’incendie? 

Le feu n’a pas atteint les beffrois et c’est l’essentiel. Les pompiers ont fait un travail remarquable. Ils ont réussi à protéger les tours et éviter que le feu ne prenne cette partie-là. On va savoir dans les semaines voire dans les mois qui viennent l’étendue exacte des dégâts. Pour le moment, nous sommes en phase de sécurisation du site. Il y a tout un tas d’endroits où nous n’avons pas encore accès. 

Les cloches de Notre-Dame sont-elles endommagées? Comment envisager leur reconstruction? 

Les structures porteuses ont été fragilisées. Nous ne savons pas si les cloches elles-mêmes ont supporté les bouffées de chaleur rentrées dans chaque tour. Il y a eu certainement beaucoup de dégâts au niveau des installations électriques qui contrôlent tout ça. Pour ces raisons, il sera impossible de s’en servir avant longtemps. 

Des cloches ont disparu dans l’eau, notamment les trois situées dans la flèche. Les cloches qui se trouvaient dans les combles de façon à être entendues uniquement dans la cathédrale, n’ont a priori pas été retrouvées, sûrement fondues ou cassées lorsque la flèche est tombée. 

Refaire des cloches à l’identique sera assez facile, l’affaire de quelques semaines. Mais cette étape sera la cerise sur le gâteau, quand tout le reste aura été reconstruit et remis en service. 

Un plan de reconstruction sur cinq ans vous semble-t-il concevable? 

Les services du patrimoine parlent plutôt d’une reconstruction de 10 à 20 ans. La cathédrale de Nantes après trois ans avait réussi à remettre en service le niveau du sol. A Rouen, lorsqu’une partie de la voûte s’est écroulée en 1999, il a fallu attendre 6 ans pour tout remettre en état. C’est très variable et cela dépend de ce que l’on va trouver lors des expertises de structure en cours. 

Si on veut refaire quelque chose à l’identique et dans les mêmes techniques qu’à l’époque, il nous faudrait une dizaine d’années au minimum ; en prenant en compte le fait que les chênes de la charpente de la cathédrale ont nécessité 40 à 50 ans de fabrication. La procédure consistait à mettre le bois dans l’eau pendant plusieurs années, l’écorcer, le sécher 20 ans à l’air libre, le tourner vers le Nord selon les croyances. Nous possédons de nos jours les moyens de faire plus rapide et moins cher pour aussi bien. 

Pensez-vous que cet événement stimulera la naissance de vocations dans l’artisanat? 

On peut imaginer que Notre-Dame devienne un chantier à vocation pédagogique. Autant allier l’utile à l’agréable. Cela a mis le projecteur sur des artisanats très rares et très recherchés. En France, nous n’avons pas le venant de personnels compétents pour intervenir sur ce type de matériel. C’est quelque chose qui peut susciter des vocations. 

Comment s’exerce votre métier de campanologue au quotidien? 

J’abats à peu près 80 000km par an sur les routes. Mon rayon d’action va de la Picardie jusqu’à Toulouse, de Brest à Besançon, puis une partie de la Bourgogne. Je ne descends quasiment jamais en dessous du grand tiers sud-est. Nous ne sommes que deux campanologues en France. La profession a beaucoup changé avec les années. Au minimum il nous est demandé un diplôme d’ingénieur. Nous sommes très sollicités et je n’arrive même pas à répondre à toutes les demandes. Mon calendrier de commande est quasiment pris jusqu’en 2021. Nous sommes amenés à bouleverser nos emplois du temps au rythme des projets comme le nécessite ici la catastrophe de Notre-Dame.  

Crédit photo : Céline Anaya-Gauthier